Cinq heures du matin :
atterissage de l'avion, j'ai la tête dans le cul, mais je suis super excitée... Papa doit m'attendre déjà à l'aeroport Léon Mba de Libreville...
Ils placent la passerelle, à la sortie de l'avion je sens une chaleur étouffante qui m'attrape, je vois par les hublots du satellites qu il vient de pleuvoir...
Je fais pour arriver aux douanes exactement comme papa me l'a expliqué, quand je sors de l'avion, je descend les escaliers qui sont à ma droite, et puis j arrive à une salle où il y a des guichets, je prépare mes trois cent francs pour mon passage de frontière pour le visa, on ne fait pas de difficultés à me laisser passer.
Et passée la porte où j'ai du présenter mon carnet de vaccination, j'arrive à la salle des bagages où papa m'attrape, ayant déjà récupéré mes bagages, en temps normal, personne n'a le droit d attendre là, mais allez savoir comment a fait mon père, on passe les vérifications des bagages, les douaniers ne fouillent pas trop mes valises, et puis s'ouvre une porte vitrée et là j'arrive au coeur même de l'aéroport où tout un tas de mendiants proposent des charriots. Manque de bol papa en avait un, on passe, il y a un monde fou, on sort sur le parking et je monte dans le pick-up, gardé bien entendu par des mendiants qui demandent la pièce pour avoir gardé la voiture...
Puis on prend la direction de la CGPR, l'endroit où papa travaille et où on habite... Je découvre les paysages pris en photos le long de la voie rapide du bord de mer, les cocotiers l'océan... On arrive au quartier de Lalala droite (oui y a Lalala gauche aussi) papa s'arrête chez un libanais, il achète de quoi déjeuner, il n'a pas eu le temps de faire des courses... On arrive enfin devant le portail de l'entreprise. Un gardien nous ouvre... et puis on se gare devant les appartements... En bas, il y a deux studios, un qu'occupait mon père, un autre qu'occupe un vieil italien qui travaille comme contremaitre, un vieux blanc gaspillé qui vit avec une jeune togolaise... et à l'etage se trouve notre appartement qui était occupé par un couple de français qui s'est marié peut de temps avant et pour qui l'entreprise a loué une villa, donc on a recupéré l'appartement du haut qui en fait est composé de deux studios...
Papa m'ouvre la porte, me montre ma chambre (un studio en gros) et le reste de nos appartements. y a un peu de désordre... il a été obligé de virer sa dernière ménagère Clarisse, car elle lui avait piqué pas mal de cd, il m'explique qu'il en attend une nouvelle aujourd'hui.
On tape à la porte, c'est monsieur Bougon l'ancien occupant de l'appartement qui est passé par curiosité sans doutes pour voir à quoi je ressemblais, paraitrait que papa et lui déjeunent ensemble tous les matin quand il arrive à l'entreprise... ils discutent de choses et d'autres, on déjeune tranquillement... Puis papa doit partir au boulot juste à côté, le temps que je me repose un peu... Je me repose un peu je range mes affaires dans ma nouvelle chambre, je découvre le fonctionnement de la climatisation et le bonheur de dormir dans une piéce fraiche malgrés la chaleur qu'il reigne dehors à cette heure ci déjà le mercure atteint les trente degrés...
Puis vers dix heures papa me réveille pour que me présenter son patron, puis il m'embarque dans son 4X4 histoire d'aller voir ses chantiers et pour que je voie à quoi ressemble mon nouvel environnement... C'est un choc je dois le dire la première fois que l'on découvre un pays d'Afrique tel que le Gabon, tant de luxe et à côté tant de pauvreté, les bidonvilles cotoient de prés les palais...
Puis on s'arrête à une téléboutique (il y en avait beaucoup à l'époque où je suis arrivée) le téléphone GSM n'existant pas encore chez nous à cette époque ci, d'ailleurs le lancement du GSM çà sera un autre article, chaques choses en son temps...
Donc je disais, on s'arrête sur le bord de mer à une téléboutique pour passer un coup de fil rapide à maman pour lui dire que je suis bien arrivée et que tout se passe bien. Ce qui la rassure...
Et puis on s'arrête au Café de Flore, tenu par Marco et Isa un couple d'amis de mon père qu'il a connu par le rugby là bas. (oui parce que mon père est un gros rugbyman) on boit un petit coup, je découvre une marre au milieu de la route en bas du café dans le virage à côté de l'opticien, comme sur la carte postale que m'avait envoyé mon père... Les taxis qui la traversent prudemment (d'ailleurs depuis quatre ans cette petite marre qui apparassait à la saison des pluies n'existe plus, les caniveaux ayant été nettoyés depuis)
Puis on rentre à la maison où nous attend une nouvelle ménagère, mon père lui donne les consignes, et puis retourne à son travail. Puis il revient me chercher pour aller manger dehors, nous retournons au Café de Flore et mangeons, là nous rencontrons un autre Gérard, j'apprend d'ailleurs que mon père dans la bande de rugbymen est nommé le petit gégé et que l'autre gérard est appelé le grand gégé... Il travaille pour Prix Import, appartenant à un milliardaire libanais, nous décidons aprés de faire des courses (il fallait dire aussi que le frigo était vide)
Puis nous rerentrons à la maison, je fait ma sieste...
Puis refaisons un tour à la piscine vers six heures et rerentrons à la maison, là nous attendent devant la porte le grand gégé et sa fille amandine, une métisse à peine plus jeune que moi, nous décidons d'aller au restau... On va manger chinoi avec un prof du lycée français qui nous a rejoint c'était comme tous les vendredis c'est la tradition à Libreville, les expatriés sortent manger au restaurant...
Mon père me fait cadeau de mon samedi je ne rentrerais au lycée français que le lundi...